Alchimie virtuelle au potager fleuri_Conférence d’Artemisia


Le 28 mars dernier, Artemisia Mathy nous a fait un bel exposé sur le jardinage sans pesticides. Ou comment avoir de belles plantes saines sur un sol sain pour ne pas avoir besoin de les soigner comme des malades ! Voici le texte du tchat allégé des commentaires :

Alchimie virtuelle au
potager fleuri

Je me présente
artémise sur Sl La douce amère sur rl
http://artemisiaterredarmoise.blogspot.com/, paysagiste ethnobotaniste
et responsable d’un site dédié à l’éducation
à l’environnement et au jardinage « dit
biologique » cette appellation n’existant pas pour le
jardinage.

Un label Ecocert a vu le
jour récemment pour les jardins publics et c’est une bonne
chose !


Zéro pesticides c’est vital !

C’est dans le cadre de
la semaine nationale sans pesticide que ce café jardin est
organisé sur second life ™.

Du 20 au 30 mars partout en France des
actions de sensibilisation aux enjeux des pesticides et aux
alternatives possibles  http://www.semaine-sans-pesticides.com/

La
Semaine Sans Pesticides est une campagne qui a été
lancé en 2006 par les membres du collectif
ACAP,

l’Action Citoyenne pour une Alternative aux Pesticides   
http://www.collectif-acap.fr/
Agir
pour l’environnement Mdrgf.

La France est le premier
utilisateur de pesticides en Europe 80 00 tonnes environ /an = 3 kg
de matière active par /ha.

L’impact des ces
produits est maintenant démontré et sur l’environnement
et sur la santé.

Rappelez vous le
scandale du chlordecone en Martinique et Guadeloupe !
(voir
article
http://artemisia-terredarmoise.blogspot.com/search/label/ZERO%20PHYTO)

Martinique
et Guadeloupe îles empoisonnées
Chlordecone  Paraquat
déversés dans des terres et des rivières
empoisonnées pour des  centaines d’années
… Chlordecone, paraquat … dégâts irréversibles …
Le
chlordecone est pourtant interdit en France depuis 1990, il le fut
aux Antilles seulement en 1993 puis utilisé sans autorisation
jusqu’en 2002 : piments, légumes racines, les patates douces
… culture de bananes …
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chlord%C3%A9cone

Trop de
jardiniers utilisent encore des fertilisants et des pesticides
chimiques, sans en connaître les graves conséquences sur
leur santé et leur environnement : pollution de l’eau, du sol
: légumes trop riches en nitrates et contenant des résidus
de pesticides, destruction des auxiliaires en même temps que
des ravageurs…

Sachez  que tout produit
phyto distribué pour les jardiniers amateurs doit porter cette
mention  «  jardinier amateur » pour jardin
d’agrément si « par hasard » vous
deviez en utiliser …

Vous pouvez vous amuser à
vérifier en jardineries la validité des produits, à
chaque fois que nous l’avons fait, nous avons eu des surprises
! Consultez le site du ministère de l’agriculture :

http://e-phy.agriculture.gouv.fr/

Site indéchiffrable il y a quelques années pour tout
non professionnel, des améliorations ont donc été
apportées à la demande des associations de consommateurs et de
simples citoyen(e)s comme vous et  moi.

La mention jardinier
amateur apparaît sous la forme d’un lutin vert, ce qui les
différencie des produits pour professionnels (agricoles et
paysagistes) qui sont beaucoup plus toxiques.

Rappelez vous, vous
n’avez pas le droit d’utiliser les produits des professionnels «
sous peine d’amende, ils sont très dangereux et doivent être
manipulés avec les précautions d’usage par du personnel
certifié (masques,combinaisons etc.)

Beaucoup de produits
dangereux ont été retire du circuit encore tout
récemment  mais il en reste encore suffisamment pour
empoisonner nos jardins, nos proches et notre environnement.

En tant que jardinier
amateur regardons de plus près quelles sont nos pratiques
au jardin, il ne suffit pas d’arrêter les produits et les
engrais chimiques !

Il s’agit d’une
véritable alchimie à mettre en oeuvre, et ce n’est
pas évident du jour au lendemain. C’est en nous inspirant
des fonctionnements des écosystèmes et en appliquant
des techniques différentes : cultures associées, lutte
biologique, rotation des cultures, choix des variétés,
recyclage des déchets verts, compost, observation de notre
environnement  et … surtout en maintenant une couverture végétale
sur le sol  au moyen de paillage et d’engrais verts que  vous
pourrez transformer votre terre en un milieu  riche et vivant, source
de vitalité pour vos plantes.


Jardiner
bio, c‘est respecter notre terre, la soigner, la nourrir,
l‘entretenir :
 

Jardiner en
harmonie avec la nature.

Recycler les
déchets animaux , végétaux en compost pour
maintenir un sol fertile et sain. Réduire la pollution en
n’utilisant aucun produit chimique de synthèse :

le compost
assure fertilisation, paillage ; contrôle des dites « mauvaises
herbes »

Lutter contre
les ravageurs et les maladies.

Méthodes
préventives et quelques produits non toxiques

Encourager
la diversité en cultivant un grand choix d’espèces et
de variétés, et en diversifiant les habitats pour la
faune (murs, tas de bois…) et en  planter des haies champêtres,
 un
coin de friche.

Protéger les
ressources naturelles, l’environnement et notre santé  oui,
c’est possible au jardin.

Vous allez donc pouvoir
suivre  étape par étape   cette  transformation de
votre jardin, de votre balcon dans votre cour d’immeuble,  à
la campagne dans vos villages.

Alchimia de plantae est
ouverte ! (Je parle souvent en latin, déformation
professionnelle, le latin cette langue dite « morte »
est encore bien vivante et nous inventons encore  des mots : c’est
la langue des botanistes du monde entier ) Questions ::??


LE
SOL :alors comment jardiner bio ? Et sans produits chimiques !

Le
secret de la réussite est là :

Un sol
vivant, riche en humus, équilibré, capable de nourrir
efficacement les plantes.

Une bonne
terre, enrichie en humus et capable de  nourrir les êtres
vivants qui le peuplent.



SOIGNER  NOURRIR ET PROTEGER LE
SOL

Le sol est un milieu
vivant en évolution

Les fertilisants chimiques
de synthèse ne favorisent pas la vie du sol, respectez le sol
avec  des amendements naturels. Les engrais organiques eux seront
dégradés lentement par la faune et la flore du sol et
rendus ainsi disponibles aux plantes sans risque  de surdosage

*Apprenez  à
connaître votre  terre  pour la travailler et l’améliorer

*Becher oui, mais cela
perturbe la couche superficielle du sol où règne une
intense activité biologique

*Préservez  alors
le sol :  l’ameublir sans le retourner  en utilisant la grelinette

*Ne jamais laisser le sol
nu quelque soit la saison

*Semer un engrais vert ou
pailler pour éviter l’érosion du sol

et limiter le
développement des herbes non voulues au jardin

*Préserver la
structure de votre terre va garantir le succès de  vos
plantations

Comment ? Travail minimum
du sol, apport de compost et d’engrais verts

Attention avant toute
fertilisation, il convient aussi d’améliorer les conditions
de culture


Le sol peut être
regroupé en catégories

*Sol argileux  *Sol
calcaire *Sol sableux *Sol humifère ,acide

Selon le type de sol
vous devrez aussi en améliorer la structure

Ainsi un sol très
argileux est dur a travailler : vous pouvez y incorporer du sable de
Loire (non calcaire), de la pouzzolane ,du terreau ou du compost ce
qui la rendra plus facile travailler et plus riche en éléments
minéraux

*Sable et pouzzolane pour
aérer et drainer

*Fibre de coco pour
augmenter l’humidité du substrat en mélange avec le
terreau

*Le compost pour aérer
et enrichir en éléments nutritifs


Comment fertiliser
votre  terre ?

Des fertilisants
organiques sont disponibles prêts à l’emploi en
jardinerie et spécifiques (balcons ,plantes en pot) Plantes a
fleurs , potagères etc. ) ,

Préférez les
produits compatibles avec l’agriculture biologique

Ces fertilisants sont à
mélanger avant la plantation et souvent très efficaces
:

*corne torréfiée,
fumier déshydraté, favorisent la végétation

*les algues séchées
la floraison, la poudre d’os aide à la fructification


Des exemples

Semez ainsi phacelie,
trèfle, moutarde en hiver ou entre deux cultures saisonnières.

Coupez, laisser sécher
puis enfouir en fin de culture.

La phacelie est mellifère
et draine  les éléments fertilisants dans le sol au
pied des plantes.

Le sarrasin attire les
syrphes amateurs de pucerons ( larves)

L’épinard : rend assimilable le fer  du sol en culture intercalaire

Les familles Fabacées (Légumineuses) trèfle,pois vesce, lupin, fixent l’azote atmosphérique

Les Poacees ( Graminées) s<seigle avoine  travaillent le sol et l’aèrent

Des engrais a faire vous-mêmes       Ortie consoude prêle absinthe

Ce sont toutes les préparations a base de plantes , les diluer avant utilisation ;bien les brasser tous les jours afin d’oxygéner la préparation , il est aussi possible de broyer les plantes et d’en extraire un jus  qui sera dilue a 1 L pour 10L vous éviterez ainsi le mauvaise odeurs

Le  marc de café peut être aussi utilise comme amendement riche en potasse magnésium et azote

Sa teneur en carbone en fait un bon ingrédient de compost

Préparation base d’ortie

Carence en azote :feuilles jaunâtres ,la plante reste petite, développement excessif des racines

Remède préparation :Ortie 1kg dans de 1O litres d’eau diluer a 20 %

Carence en phosphore : feuilles vert fonce pourpre

Carence en bore :extrémités rabougries feuilles colorées rose

Préparation base d’ortie

Carence en azote :feuilles jaunâtres ,la plante reste petite, développement excessif des racines

Remède: préparation  d’ortie 1kg dans de 1O litres d eau diluer a 20 %

Carence en phosphore : feuilles vert fonce pourpre

Carence en bore : extrémités rabougries feuilles colorées roses

PAILLEZ LE SOL

Un simple geste : mettre
les déchets végétaux secs en paillage est peu
onéreux au jardin .Et souvenez vous : La terre dans la nature
n’est jamais a nu !

Le paillage ou « mulch »
consiste a protéger la terre de la pluie (migration des
éléments nutritifs ou lessivage) garder le sol humide
l’été: action desséchante du vent et du soleil
….

Il favorise la faune du
sol (lombrics ,micro-organismes )et enrichit au sol en humus

Au printemps le paillage
permet de limiter les désherbages

Matières utilisées :paille,feuilles mortes,feuillages (consoude,ortie ) tontes de gazon sèches

Sur 5 /10 Cm d’épaisseur (massifs ,jardinieres , bacs)

bois real fragmente (platanes ) BRF

Dans le Commerce : Paillettes de  chanvre ou de lin

(restes du teillage du lin ou extraction de la fibre)

mulcao (cabosses ou fruits de cacaoyer concasse )

Bon vous avez  des sujets à échanger sur ce point ?


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Le compostage ou la
transmutation de vos déchets en « or Brun »!

Le compostage est un
processus  qui permet de décomposer et de transformer les
déchets organiques (tonte, épluchures de légumes)
en humus (terreau)grâce a l’action de la faune et de la flore
du sol

(bactéries
champignons, vers de terre ,insectes )

Faire votre compost
présente de nombreux avantages :

Il réduit le volume
d’ordures menageres traitées par les collectivités et
contribue ainsi a la préservation de l’environnement.
Il
constitue la principale source d’humus pour le jardinage biologique.

Les techniques sont
différentes en fonction de la  surface disponible au minimum
un grand balcon ou une cour.



Ce que vous pouvez
mettre dans votre compost

Pratiquement
tous les déchets organiques produits par une famille
 peuvent
être compostés

Déchets
de cuisine :

épluchures (pas trop de pommes de terre), légumes cuits
à la vapeur et sans assaisonnement, coquilles d’œufs
(écrasées légèrement ), marc de café,
Thé,  filtres en papier, pain, laitages, croûtes de
fromages, restes de viande, fanes de légumes, fruits et
légumes abîmés,… plantes d’appartement et leur
terre, cendres issues uniquement de la combustion du bois …

Déchets
de maison :
 mouchoirs en
papier ,essuie-tout, cendres de bois, sciures, copeaux, papier
journal, plantes d’intérieur …

Déchets
de jardin
:
tontes de gazon  (après ressuyage), feuilles mortes, fleurs
fanées, mauvaises herbes,

non fleuries et ne portant pas de graines (faire d’abord  sécher
au soleil les plus coriaces comme les chardons).


Ce
que vous devez éviter  de mettre dans votre compost

Le
papier glacé, journaux et revues imprimés: leurs encres
contiennent des acides
 o
Plastique, verre, métaux ne sont pas compostables

Les
déchets difficiles à composter :

les déchets
très ligneux : tailles, branches,…

les os, les
noyaux, les trognons de chou, les épluchures d’agrumes, les
g raines de tomates ou de potirons, certaines « mauvaises
herbes » sont plus délicats à composter.


Les
bons mélanges

A connaître
pour bien mélanger les catégories opposées entre
elles et obtenir un bon compost :

– les
carbonés avec les azotés,

– les
humides avec les secs,

– les
grossiers avec les fins.

– Pour
réaliser ces mélanges, il y a deux solutions :

soit brasser
les déchets dès le départ,

soit
disposer les déchets par catégorie en couches minces
alternées.


Classification
des déchets

Les
déchets carbonés
Tailles,
branches, paille, écorces, feuilles mortes, sciure, copeaux,
herbes sèches, papiers, cartons, etc. Seuls ces déchets
compostent très lentement.

Les
déchets secs, fins :
Branches,
paille, papiers, sciure, etc Ils ne peuvent pas composter seuls.

Les
déchets grossiers

tels que tailles, déchets fibreux, etc.

L’enchevêtrement
de ces matériaux crée des vides dans lesquels l’air
peut circuler.

Ce qui
facilite l’aération. Cependant, s’ils sont trop nombreux, ils
risquent d’entraîner un dessèchement trop rapide des
déchets en compostage.

Les
déchets azotés  / Les déchets humides

Déchets
de cuisine, tontes de gazon, pousses vertes, etc. .Ils se dégradent
très facilement et ont tendance à pourrir : déchets
humides gazon, déchets de cuisine, etc. L’eau qu’ils
contiennent est très utile au processus. Seuls, ils se tassent
facilement et s’asphyxient, empêchant le passage de l’air et
génèrent des écoulements de jus et des odeurs
désagréables.


DES
ODEURS ?

Si
le  compost finit par dégager des
 effluves de purin
ou d’ammoniaque
:

Le compost
est trop riche en matières « vertes et humides ».

SOLUTION :
rajouter des matières « brunes », ligneuses et sèches
(branchages coupés, feuilles mortes, paille, carton
découpé…)

Si
le compost dégage  une odeur d’œuf pourri :

Le  compost est en train d’étouffer.

SOLUTION
: Mélanger
avec une  tige d’aération Ajoutez aussi des matériaux
grossiers et structurants pour préserver des couloirs
d’aération.

Des
filaments blancs apparaissent dans le  compost ?

Le  compost est trop nourri en matières brunes, dures et très
sèches.

SOLUTION :
Rajouter des matières humides et vertes ou humidifier.


A
n’utiliser qu’en petites quantités dans  le compost :

* Les
feuilles de certains arbres: chêne, châtaignier,
peuplier, noyer et acacia; ces feuilles coriaces se décomposent
plus difficilement. A proscrire :feuilles de platane

* Les pelures
d’agrumes (citron, orange, pamplemousse. . .) et fruits exotiques
traités: des essais ont démontré que les
conservateurs sont assez vite dégradés par le
compostage; il est conseillé de limiter l’apport de fruits
exotiques à 5% de la masse compostable, car certains pays
utilisent encore des pesticides non dégradables.

* Cendres de
charbon de bois et  plantes à graines: les mettre au milieu du
tas pour que la chaleur détruise les éléments
indésirables.

Quelques
adjuvants et auxiliaires de compostage que  l’on trouve dans le
commerce:

Os,
corne et sang en poudre
surtout
si le tas de compost est constitué principalement de matériaux
pauvres en éléments nutritifs tels que feuilles,
paille, sciure ou branches.

*
Poudres à base d’algues marines

(lithothamne): c’est une sorte de chaux « douce » à
n’utiliser que dans un compost à base de feuilles; ces poudres
neutralisent l’excès de tanin et donc d’acidité du
compost

Devenu rare
est remplacé par une autre algue sédimentaire plus
commune

*Poudres
de roche:
riches en
minéraux, elles activent la formation d’humus et fixent les
oligo-éléments; elles entravent en outre la formation
de mauvaises odeurs.

*
Les activateurs de compost et les activateurs de croissance
:
ils sont constitués essentiellement d’enzymes et de
micro-organismes. Ils sont surtout utiles en l’absence de vers de
terre, dans le cas d’un premier compost, ou du compostage de
matériaux se dégradant difficilement tels que la sciure
ou l’écorce broyée.

**
Les activateurs de compost et les activateurs de croissance
:
ils sont constitués essentiellement d’enzymes et de
micro-organismes. Ils sont surtout utiles en l’absence de vers de
terre, dans le cas d’un premier compost, ou du compostage de
matériaux se dégradant difficilement tels que la sciure
ou l’écorce broyée.


Mise en route e t
Montage du compost

Choisissez un endroit
ombrage le long d’un mur ou d’une haie.

Veillez au bon équilibre
entre éléments azote (tontes de gazon par ex) et
carbones (feuilles mortes).

Évolution du
compost :la décomposition produit un échauffement du
tas (50/60 ° C ).

* maintenez un degré
d’humidité  constant en arrosant régulièrement.

L’eau est indispensable
pour les êtres vivants du sol responsables de la dégradation
des déchets.

Dans les deux premières
semaines ,aérez votre tas le plus souvent possible en brassant
les ingrédients du compost et en ramenant la couche supérieure
du tas en bas et inversement.

Le compost est considéré
comme mur lorsqu’il émet une odeur agréable de sous
bois.

Comptez entre 6 et 12 mois


Une technique adaptée
en milieu  urbain : Le lombri compostage

Sur un balcon ou dans une
cour

La décomposition se
fait sans problème ,mais ne l’oubliez pas !

Une compostière verticale
a plusieurs compartiments, empilés les uns sur les autres percés au
fond permet de récupérer facilement le compost.

Commencez à mettre vos
déchets organiques dans celui du bas, quand il est presque
plein, alimentez celui du dessus.

Quand les vers auront fini
de dégrader la matière dans le compartiment inférieur
ils migreront naturellement vers le haut.

Veuillez au bon rapport
azote/ carbone : déchets organiques ménagers riche en
azote, a rééquilbrer avec des matières carbonées sèches
comme pour le compost (cartons, feuilles
mortes,cartons à œuf) afin que les matières organiques ne
deviennent pas  une pâte gluante à mauvaise odeur.

Le lombri-composteur doit
être placé a l’abri du soleil et l’humidité
doit être constante pour une bonne décomposition Arrosez
souvent afin d’éviter qu’il ne sèche mais attention
si vous arrosez trop , il peut y avoir des risques de pourriture

Le lombricompost ou
vermicompost est très riche en éléments
nutritifs et oligo éléments.

Eisenia foetida : ver du
fumier

Eisenia Andreiou « ver
de californien »vous pouvez vous procurer de souches  dans
de magasins spécialises en agrobiologie.

Les gros vers de terre du
jardin ne sont pas utilisables.

Des questions  a propos
des modes compostages ?Nous vous proposons  de deviner quel sont les
bons éléments d’un compost , choisissez vos déchets
!


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L’EAU

L’eau une ressource
naturelle à protéger

Limitez votre consommation
d’eau sans nuire au bon développement des végétaux
:

paillage du sol, choix de
plantes adaptées aux conditions climatiques et peu gourmandes
en eau

Dès le printemps et
jusqu’en octobre adaptez vos méthodes de culture, raisonnez intelligemment vos arrosages et récuperez l’eau de pluie.

Conservez et économisez
l’eau en regroupant les plantes en pot (ombre).

Arrosage raisonné : arrosez
abondamment de temps en temps plutôt que peu et souvent.

Arrosez en deux fois, une
fois l’eau absorbée, arrosez de nouveau.

Ne pas arroser en plein
soleil ni pendant les heures chaudes

Arrosez au pied des
plantes (,laisser couler l’eau doucement (la terre ne se tasse pas
)

Par temps sec ,griffez la
croûte superficielle , = mulch mecanique

Sur les terrasses et
balcons installez un goutte a goutte programmable qui fait arrive
l’eau a l’endroit désire  (tuyaux micro poreux )

Toujours sur votre balcon
:Des systèmes de cones inversés  relies par des tuyaux
peuvent être une solution de dépannages pour quelques
jours d’absence.


Eco gestes faciles
profitables à l’environnement

Certaines eaux usées
domestiques peuvent être  recyclées sans danger pour
arroser vos plantes

* l’eau de lavage de
fruits e t légumes

* l’eau de cuisson
refroidie des légumes’(sauf pommes de terre =toxique) l’eau
de dégivrage de votre réfrigérateur , de votre
machine a laver (si détergents non nocifs)

Pas l’eau des
adoucisseurs (sels néfastes)

Comment récupérer
l’eau de pluie ?

Un conteneur propre sous
les goutières, des T peuvent aussi se fixer sur les
gouttières et permettent ainsi d’orienter l’eau vers votre
conteneur, protégez cette eau de la lumière pour éviter
le développement d’algues vertes etc. mettez y un peu de
cristaux de permanganate de potassium à intervalles réguliers, du charbon de bois qui aident à maintenir la douceur de l’eau et
son oxygénation.


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Maladies et parasites ?
Des traitements naturels !

Vaux mieux prévenir
que guérir , si vous appliquez les prescriptions données
ici ne serait ce que la moitie vous verrez que vos jardins
retrouveront leur santé et équilibre  en peu de temps
c’est visible !

Il est possible de lutter
contre les maladies et les parasites en utilisant des traitements
d’origine naturelle fabriqués à partir de plantes cultivées
ou récoltées dans la nature et aussi  par de moyens
mécaniques.

Réapprenons les
noms et usages du monde vivant qui nous entoure et faites usage de la
loupe dans vos randonnées et votre jardin.

Réapprenez
l’observation que les « tue-tout » de nos
vendeurs de produits phytos nous ont désappris à connaître, observons autour de nous !

Des solutions simples et
efficaces existent pour maintenir votre jardin en bonne santé.

Et tenir à distance ou
contenir ces populations qui nous tracassent au jardin.

Ces produits sont
efficaces contre les insectes et   les champignons parasites.

Ils ont une action
préventive et curative  et peuvent renforcer la résistance
des végétaux ces traitements soit infusions décoctions
macérations (dits purins)

Ce sont les grands modes
de préparation des plantes qui soignent.

Les utiliser le soir ou
le matin de préférence jamais en plein soleil.

Ces préparations
peuvent avoir une action préventive et curative et renforcer
la résistance des végétaux, ainsi:

L’ortie agit sur les
pucerons, les altises, l’araignée rouge, les courtillieres et
les maladies cryptogamiques.

La consoude stimule
et renforce la résistance des végétaux.

Dans le commerce on trouve
des insecticides naturels utilisables en agriculture biologique.

*Le pyrèthre
extrait d’un chrysanthème détruit les pucerons, les
doryphores.

Attention cependant ce
sont souvent des pyrethronoides de synthèse !

Le Bacillus thuringiensis
est une bactérie qui détruit chenilles et pucerons.

Mélangée à
d’autres adjuvants (dont nous ne connaissons pas la composition, secret des industriels) cette bactérie provoque actuellement
de graves allergies dans la lutte contre les processionnaires du pin.

Contre les limaces
utilisez des produits à base de phosphate de fer.

Respectez les dose
d’emplois, cependant ne traitez que les endroits infestés.


Utilisons  des
insecticides naturels

Le savon noir par exemple
contre les aleurodes, les araignées rouges, les pucerons et
les thrips.


Ceux que l’on appelle
nuisibles ?

Il est impossible
d’éliminer  ces dits « ravageurs » et
leur présence est souvent signe
que votre écosystème
se porte bien ! Mais si !

N’intervenez donc que
quand les dégâts deviennent importants.

Sachez que le populations
de coccinelles suivent de très peu les infestations de
pucerons et que leur populations sont proportionnelles aux
populations de pucerons.

En lutte préventive
vous pouvez tailler, éliminer les plantes atteintes.

Protégeons aussi
les ennemis naturels de tous ces  « parasites ».

Ainsi la punaise réduit
les populations d’aleurodes.

La coccinelle et une minuscule guêpe sont les ennemies  des cochenilles.

Les larves de chrysope ou
les guêpes tricho gramma aident à diminuer le nombre des
chenilles.

Et les guêpes
parasites seront des auxiliaires précieux face aux pucerons.

Les oiseaux et les petits
mammifères (hérissons …) y contribuent aussi.

Alors accueillez-les et
plantez des haies champêtres qui leur serviront de refuges et
de nourriture.

Et laissez un coin de
votre jardin en friche … plantes nectarifères etc.


Les plantes compagnes
de votre jardin

Cultivez les plantes
répulsives :

Les lamiacées :
toutes les aromatiques, sauge et thym, lavande, hysope, menth,e
marjolaine, bugle.

Les oeillets d’inde
odorants et les soucis repoussent les pucerons.

Le basilic protége
la plupart des légumes des attaques parasitaires en
particulier les tomates.

Comme le pélargonium
qui  éloigne les mouches et les moustiques.


Les cultures associées

Certaines associations de
légumes fleurs  ou  de légumes  entre eux sont
bénéfiques  a leur développement .Elles
contribuent a la santé de vos plantes et font diminuer «
parasites » et   maladies

Quelques exemples de
bonnes associations :

poireau, carotte chou et
tomate salade et chou pissenlit et ail

Favorisons les
auxiliaires,  cultivons des plantes relais !


Essayez les CHAPEAUX
légumes  et associez vous entre vous ,êtes vous de
bonnes plantes pour vous entendre ?

(désolée, je n’ai pas de photos de ce moment amusant ! Si un des participants en a prises, les envoyer sur nessy@mongenie.com)

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Laissons un coin de
notre jardin en friche

Accueillons la
biodiversité !

L’achillée et la
tanaisie attirent les coccinelles

Cultivez les plante
mellifères et nectarifères :
cammomille,menthe,verged’or,fenouil,hysope,lavande,,bourrache

Plantez de sureaux de
tournesols et des cardères …le cabaret des oiseaux !

Certaines plantes à moelle
comme les bambous et les buddleia ,framboisier,ronce,sureau , roseau
sont accueil pour les nids ainsi  certaines minis cules petites
guêpes qui capturent insectes et chenilles

Confectionnez des abris
pour les insectes , des gîtes  a perce oreille  et a chrysope
,la mouche aux yeux d‘or : ses larves peuvent dévorer jusqu’
a  500  pucerons en deux semaines ….

Des petits pots a l’envers
pour les coccinelles ou des tas de bois et feuilles feront l’affaire
pou r l’hiver

Confectionnons des
bûchettes  à abeille solitaire ,fagots creux ,fagots
pleins (tige a moelle ou tiges creuses )

Ou un simple bûche
percée de trous de différents diamètres pour
abeilles solitaires

Mettez en place mini
abreuvoirs (coupelles et demi fûts )dans votre jardin

Attirons les insectes
pollinisateurs :prévoyez quelques rangées d e fleurs
mellifères (phacelie,bleuet, bourrache etc. )qui attirent les
syrphes ,les bourdons, et les abeilles nécessaires a la
fécondation de fleurs et des  légumes voisins

Et n’oublions pas les
petits mammifères de plus en plus rares dans nos jardins et
nos campagnes (hérissons, mulots  …)

Mettons en place des haies
champêtres avec des espèces a petits fruits pour nos
amis

Halte au béton vert
!

Avec la participation active de toute
l’équipe de green team écolo SL et un grand merci
pour la scénariste des animations « déchets
et chapeaux légumes » :Bio synapse !

Des présentations sont en
préparation sur  les éléments essentiels pour la
santé de votre jardin

Photos d’auxiliaires et de leurs
abris, mulchs,assocs de plantes bénéfiques ,essences
pour haies champêtres et pour friches ….sur Ecologia Island !

Et bientôt Economiser les
ressources en eau

l’eau au jardin « Préservez
l’eau, jardinons sobres! A venir au joli mois de Mai


Petite bibliographie : mes préfèrés
:

Jardiner bio c’est facile Terre
vivante

La terre :les jardiniers de l’ombre
Blaise lecler/ Terre vivante

Soignez le jardin par les plantes
Philippe Delwiche /Nature et Progrès

Bonnes associations au potager Noemie
Vialar/ Rustica éditions

Cultures associées de Magda
Haase /Ulmer

Cultures associées  Marisa et
Guy Pirlet Nature et Progrès

Plantes compagnes Helen Philbirg et
Richard B. Gregg Nature et progrès

La plante compagne Pierre Lieutaghi
/actes Sud

La friche aux milles ressources  Claude
Aubert



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2 réponses à Alchimie virtuelle au potager fleuri_Conférence d’Artemisia

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