No Impact Man : Super Décroissant à New York


« aujourd’hui, nous avons
échangé notre temps contre toujours plus de choses »

Colin Beavan, the No Impact Man.

Je viens de finir ce livre que j’ai gagné au jeu lancé par Ecolo Info. Je l’ai dévoré d’éclat de rire en éclat de rire !


Ne s’improvise pas super héros écolo qui veut. C’est
Colin Beavan, le No Impact Man qui le dit : « il s’avère que
pour devenir No Impact Man, il ne suffit pas d’entrer dans une cabine
téléphonique et d’en ressortir avec un slip enfilé par-dessus le
pantalon, déguisé en super-héros écolo ». N’empêche, cet écrivain historien d’une quarantaine d’années, décide un jour de ne plus avoir d’impact sur son environnement durant un an.

Bon, des décroissants, des babas cools, des écologistes extrêmes, on en connait. J’ai une pensée pour Alexis, dans la forêt de Brocéliande, une autre pour Brigitte et Patrick Baronnet à une centaine de kilomètres et leur maison autonome, d’autres pour mes voisins, mes amis…


Et puis bon je dois l’être un peu aussi. Une amie m’a avoué, alors que je venais de craquer bêtement pour un achat ni écologique ni issu du commerce équitable, à cause d’une mauvaise organisation (traduisez : d’un manque de temps), que finalement ça me rendait humaine. Comme quoi !




Mais voila, celui-ci est américain et il vit à New
York, au 9ème étage avec un bébé et sa femme accro au shopping,
aux émissions de télé-réalité et au café. Et il ne décide pas
de diminuer son impact sur l’environnement, non, il veut l’annuler,
carrément. Passer des couches jetables aux couches lavables, soit,
pourquoi pas ? Mais sans courant pour faire tourner le lave-linge, là
ça devient sérieux !

Il ne débranche pas tout du jour au lendemain, ça lui
donne l’occasion de raconter sa progression sur un blog. Celui-ci
devient bientôt un « blog influent », l’un des quinze
sites écologiques les plus influents du monde d’après le Time Magazine !

Alors, selon les méchantes critiques lues ça et  là,
Colin Beavan est-il un bobo qui joue le jeu de la mode écolo pour
augmenter sa popularité ? Oui, peut-être. Mais OSEF après tout.
Car ce qui est important dans ce livre, c’est que son témoignage,
apparemment sincère, souvent désopilant, a été suivi par des
milliers de lecteurs… dont un bon pourcentage d’américains,
j’imagine. Quelques mois après l’échec de Copenhague, ça fait du
bien de le savoir.

Car Colin Beavan tout à son expérience, redécouvre
les joies simples d’une vie de famille, promenades à vélo, repas
mijotés maison, soirées entre amis. Il fait le point : «Je
ne me plains pas. Hormis l’aspect hamster-dans-sa-roue, nous avions
la belle vie, un « train de vie élevé ». Mais si l’on
prend en compte l’aspect hamster-dans-sa-roue, ce niveau de vie élevé
était-il synonyme de bonne qualité de vie ?». Et tout est
dit.

Moins de bien, plus de liens ! *

*Comme dit Thierry Crouzet dans « L’alternative
nomade, ou comment sortir du consumérisme avec joie ».

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